Réalisations

Maîtrise des sols

L’INP a réalisé la caractérisation in situ d’une superficie totale de 2 127 987 ha, ainsi que la cartographie de 2 023 956 ha dont les 2 000 000 ha (au 1/200 000ième) relèvent de la ZP de Kédougou. Des échantillons ont été convoyés au laboratoire central de l’INP par les Délégations, pour des analyses fines portant sur les caractéristiques physicochimiques des sols (8 paramètres) des eaux (2 paramètres) et tissus végétaux (3 paramètres). Ainsi, un total de 4150 échantillons de sols, 67 échantillons d’eaux et 03 échantillons de compost ont été analysés sur lesdits paramètres ciblés. Le laboratoire Central est relayé au niveau des Délégations par des laboratoires de routines logés dans les CPFP.

Restauration de la capacité productive des sols

Les sols dans différentes localités au sein des ZP ont été amendés avec l’utilisation des phosphates de Matam, pour une recapitalisation phosphorique sur une superficie totale de 3331 ha de terres. Des amendements organiques (compost apporté pour corriger la faible capacité de rétention des sols pour les engrais et l’eau) ont été apportés sur une superficie totale de 146 ha. A cet effet, un total de 91 caissons de compostage et 165 de fosses compostières améliorées a été construit dans diverses localités au sein des ZP, pour la production de compost auprès des producteurs relais. Par ailleurs, 210 unités de bâches ont été acquises pour les besoins de compostage en tas.

Pour la lutte contre la dégradation des terres, des terres salées ont été amendées avec l’utilisation du phosphogypse, pour une superficie totale de 321 ha. Il est également à souligner la construction d’une digue de protection de 1000 m avec des matériaux locaux naturels (argile + paille de riz) et de récupération (pneus usagés) qui a protégé la vallée de Diendiem (près de 46 ha) de la salinisation des terres, et lui restituant ainsi ses capacités originelles de production rizicole pendant l’hivernage.

L’érosion hydrique et éolienne ayant des impacts très importants sur la fertilité des terres (avec comme effets induits, le déplacement des parties fines du sol, le ravinement des terres) des actes ont été posés dans différentes localités pour juguler ces effets négatifs, en procédant à la mise en place de 4132 m de plantation linéaire; de 249 ha de plantations champêtres ; de 45 diguettes en cadre ; et de 1970 m de cordons pierreux (en démonstration). Un accent sera mis sur la mise en place en 2011, d’une Alliance autour des thèmes sur la salinisation des terres et sur l’érosion hydrique ; Ce travail a été déjà entamé en 2009 avec l’organisation respectivement à Fatick et à Nioro, d’un atelier sur la salinisation des sols, et d’un autre sur l’érosion hydrique.

Formation des producteurs

Toutes ces activités ont été conduites dans une dynamique participative, impliquant de très près les populations locales, pour une meilleure appropriation et une duplication efficiente des techniques et technologies introduites. Enfin, la formation de 1988 producteurs a été également assurée au niveau des Délégations de l’INP sur des thèmes aussi variés que les DRS/CES, le compostage, le phosphatage (utilisation des phosphates de matam) et la lutte contre la salinisation des terres (utilisation du phosphogypse).

Communication

A côté de ces résultats du terrain, l’INP a procédé à l’élaboration de 11 monolithes (dans une perspective de création d’une musée des sols) ; la réalisation d’un site WEB; l’édition de 17 posters et de 3 ouvrages scientifiques; l’organisation de 5 portes ouvertes ; ainsi que 27 émissions radios communautaires, 4 interventions télévisuelles, 1 film documentaire et 6 articles de presse.

Partenariat et implication dans les programmes de l’Etat

L’INP joue le rôle de coordonnateur intersectoriel du projet FM/GDT, et est en partenariat dynamique avec l’ENSA, l’EPT, l’UCAD/Géologie, l’IST, ainsi que les projets Tessekere (Partenariat CNRS France_UCAD/Géologie) et Grande Muraille Verte (GMV). L’INP est très opérationnel dans le dispositif institutionnel du Ministère de l’Agriculture pour l’exécution et la réussite des différents programmes de l’Etat fédérés par la GOANA (1, 2 et 3).

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