L’INP, la référence en matière de sols

L’Institut national de pédologie, créé par le Président de la République qui l’avait déjà muri dans les 70, est chargé, en amont d’identifier les sols dégradés, de procéder à leur diagnostic et enfin, de prodiguer les remèdes sous forme d’amendement ou de promotion de techniques issues des bonnes pratiques de gestion productive et durable de notre patrimoine pédologique.

En concentrant à travers l’INP l’essentiel des attributions liées aux travaux pédologiques, l’Etat du signal, a voulu donner un signal fort dans sa volonté de résoudre de manière durable et efficiente l’épineuse question de la baisse de fertilité de nos terres agricoles tout en préconisant une harmonisation dans les interventions concernant le sol en vue d’une meilleure efficacité des programmes agricoles.

 

Cet outil, dont les compétences sont transversales, joue le rôle permanent de veille, d’alerte, de diagnostic, de solution et d’aide à la décision non seulement pour l’agriculture à travers le triptyque sol-eau-plante, mais aussi dans la gestion de l’habitat face aux défis induits par l’urbanisation sauvage menaçant notre patrimoine pédologique, notre bien-être.

Au commencement des activités productives de l’homme était la mise en valeur de la nature à travers l’exploitation de la terre, des plantes et des eaux. Pourtant, au fil du temps et de l’évolution des pratiques de production, l’un des trois facteurs, semble remis au second plan. En clair, la prise en compte du sol comme principal support productif a été battue en brèche par l’importance accrue donnée aux autres intrants tels que l’engrais, les semences, l’eau et le matériel agricole. Au bout du compte, malgré des efforts soutenus des pouvoirs publics à coup de subventions pour la disponibilité de ces intrants, la production agricole restait toujours mitigée, les raisons fluctuant entre les déficits pluviométriques, la qualité des semences et des engrais ou l’absence de matériel agricole suffisant.

En réalité l’explication, la bonne, celle-là qui était scientifique, résidait principalement dans la perte de fertilité de nos terres agricoles, exposées qu’elles ont été pendant des décennies aux différentes formes de dégradation aussi bien naturelles qu’anthropiques, c’est-à dire du fait de l’homme qui ne rendait pas au sol ce qu’il lui a donné. La démonstration de cette assertion réside dans la tendance de baisse continue des récoltes quelque que soit la pluviométrie d’une année à l’autre

C’est face à un tel constat, que l’Etat du Sénégal, pour prendre à bras le corps cette importante dimension pédologique, a mis en place en 2004, un outil stratégique et ayant une polarité territoriale, l’Institut National de Pédologie qui prenait ainsi la place du Bureau Pédologie du Sénégal dont la marge de manœuvre était trop restreinte. Une volonté politique du Président WADE qui, dans les années 60 défendait déjà l’idée de la primauté du sol dans les défis d’une agriculture prospère, venait de prendre forme avec le décret 2004 – 802 du 26 juin 2004 créant cet établissement public à caractère scientifique et technologique, dénommé INP, en acronyme.

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